Quel avenir pour les réseaux sociaux ?

SciencesPo médialab (Paris) 19 mars 2025
#conférence

Olivier Alexandre (directeur adjoint du Centre Internet et Société) : "j'ai regretté de m'être engagé de cette question"
"William Gibson, qui a joué tout un rôle sur les entrepreneurs des années 90, dit que quand on parle du futur, on parle du présent"
"on peut remonter comme ça jusqu'en 1972 avec Talkomatic, le premier réseau social né à Boulder, et qui prenait la suite du projet PLATO né dans les années 1960"
"le premier malentendu, c'est d'identifier les réseaux sociaux à la démocratie ; d'une certaine façon ça n'a jamais été l'objectif de leurs concepteurs, ils parlent de magasin, de catalogue, de sites de rencontre..."
"le deuxième malentendu, c'est de les considérer comme des contre-pouvoirs : là aussi, ça n'a jamais été l'objectif", "ce sont des industries"
"le troisième malentendu, c'est de dire qu'on est dans un monopole, ou un oligopole : j'ai fait un pointage, il y a une offre de 300 réseaux sociaux en France, 1200 dans la Silicon Valley"
"j'aimerais commencer cette soirée en dissipant ces trois malentendus : les RS ne sont pas la démocratie, ne sont pas des contre-pouvoirs, ne sont pas des monopoles"

Tu crois que c’est vrai ? Fake news et autorégulation conversationnelle dans l’espace public numérique (Berriche)

Manon Berriche (chercheuse postdoctorale au médialab) : thèse de sociologie à paraître, "on m'a demandé de la résumer en 5 minutes, ça va être sportif"

"un sujet que je préfère requalifier de trouble de l'information et de la communication"
"ça m'a rappelé mes premiers usages des réseaux sociaux sur Skyblog, et déjà à cette période j'entendais des discours péjoratifs sur les pratiques entre jeunes"
"en réalité, plusieurs constats issues de très nombreuses études empiriques nuancent l'idée que les RS propagent des fake news" :

  • "si on met les fake news en perspective avec tous les autres contenus, ils ne représentent qu'une petite proportion"
  • "la majorité des fake news sont consommés et partagés par un petit nombre d'utilisateurs, plutôt âgés contrairement aux idées reçues"
  • "si on regarde la majorité du grand public, elle passe peu de temps à s'informer : elle est plus encline à la non-information qu'à la désinformation"
    "j'ai voulu me demander non pas pourquoi les gens sont crédules, mais comment ils peuvent remettre en question"
    "j'ai étudié les moments où les utilisateurs arrêtent de partager des fake news, et ceux où ils se mettent à questionner les fake news, quand ils disent "arrête tes conneries" et qu'ils en discutent dans les commentaires", "certains espaces favorisent ces pratiques et d'autres noms"
    "je voulais juste mettre en avance 4 points" :
  • ne pas voir les RS comme un tout homogène, "certains ont des mécanismes de polarisation"
  • prêter attention aux capacités critiques des utilisateurs, "qui peuvent identifier les règles de communication qui sont en place et les respecter"
  • "et le dernier point", tenir compte du prisme des RS, "miroir déformant", "ce n'est pas forcément représentatif, c'est une toute petite minorité d'utilisateurs"

Table ronde “Quels réseaux sociaux voulions-nous ? Quels réseaux sociaux avons-nous ?”

Francesca Musiani (directrice de recherche au Centre Internet et Société) : "l'idée de cette première table ronde est de regarder les deux premières questions qui nous ont interpellé"

Dominique Cardon : "je voudrais faire 3 petits constats sociologiques" :

  • "en observant les RS au début des années 2000, on avait le sentiment que la frontière entre public et privé était menacée, c'était très flou", "pour rappel les comptes Skyblog étaient publics, aujourd'hui ces conversations relèveraient du privé, de pages fermées", "le sociologue dirait qu'on est revenu à la norme", "cette sophistication est un processus d'individualisation, dans la manière d'ouvrir ces espaces, de les fermer, de les laisser s'effacer, ne pas s'effacer...", "en réalité la séparation public/privé s'est intensifiée"
  • "on est dans un monde de la connexion continue avec les autres, ce qui n'a pas toujours été le cas dans la gestion des relations sociales", "semble t-il, le nombre de rencontres en face à face est en léger déclin, ce qui serait une première dans l'histoire des relations humaines, mais le Covid a joué comme variable, restons prudent et attendons les prochaines grosses enquêtes"
  • "on avait l'idée que les RS étaient un instrument de redistribution, de réorganisation des relations sociales", "on a beaucoup moins de chance de diversifier ses relations sociales en face à face, il n'y a pas plus exclusif", "toutes les connexions numériques sont des chances, des opportunités d'échanger avec des gens différents que nous", "je le réaffirme avec force parce que tout le monde pense le contraire", "mais il est très probable qu'au lieu d'ouvrir les espaces sociaux, on les referme", "il y a toujours des espaces dans lesquels les gens qui ont des larges espaces ont peu de chances de rencontrer des gens qui ont peu de capital social et économique", "on avait peut-être espéré à tort que ça allait faire bouger les choses"

Stéphane Distinguin (entrepreneur et militant associatif) :" je ne pense pas que nous voulions des réseaux sociaux, c'est pour ça qu'ils nous ont surpris, et qu'on a espéré"
"un des premiers termes en informatiques, c'est "Hello World", on retrouve cette volonté de converser, y compris dans ChatGPT aujourd'hui"
"est-ce que le ver était dans le fruit ? pourquoi on a été surpris ? mon point de vue qui est plus celui d'entrepreneur, c'est qu'il y avait une volonté rapidement capitaliste derrière les premières années des tchats et des forums, les avis consommateurs", "sur Amazon et eBay, on a vite développé des fonctionnalités sociales", "on disait bien les dot-com, on voit le désir commercial"
"ensuite il y a une phase qui a duré un moment, celle des pages perso, les services opérateurs (Free, Geocities)", "il y avait déjà cette idée d'en faire un réseau de personnes"
"je pense à l'excellente interview que Xavier de la Porte avait fait de danah boyd, qui expliquait que la sociabilité des RS correspondait pas mal à celle des malls, les centres commerciaux"
"au départ Twitter c'était un service destiné aux coursiers, il fallait rafraîchir le browser pour avoir le flux à jour, et le premier message c'est une jeune femme qui dit "je suis dans cette station-service, je lave ma voiture", et je me rappelle m'être dit "qu'est-ce qui se passe", c'était ça Twitter"

Hubert Guillaud (cf. bibliographie) : "Amazon va très vite manipuler l'algorithme pour vous pousser à acheter plutôt que de faire des recommandations exactes"
"il y a une 2e période qui suit qu'on pourrait qualifier d'âge du réseau, de propagation, entre 2010 et 2016 : la propagation est amplifiée ou rétrogradée par des effets de réseau, ce sont des réactions (like, commentaires) qui structurent la recommandation", "on introduit petit à petit une prime à la visibilité", "YouTube va lui privilégier le temps passé"
"une 3e phase, c'est l'âge algorithmique et le modèle de la similarité, 2016-2021 : les ajustements sont très réguliers, continus, produisent des recommandations en mouvement permanent", "mais le plus grand changement c'est la prédiction de la similarité : plus les intérêts d'un utilisateur sont similaires à celui défini, plus il est probable que son contenu lui soit recommandé", "cette similarité consiste à calculer le comportement", "ce modèle fonctionne très très bien, le nombre de plateformes va exploser, TikTok va favoriser ce genre de pulsions"
"mais dans cette phase, on ne sait pas ce qui est amplifié ou rétrogradé", "on a toujours cette majorité des engagements qui proviennent d'une toute petite fraction du contenu"
"il y a un 4e âge dans lequel on est entrés peu près depuis 2021, moi je l'appelle l'âge du cynisme, des distorsions de marché, de l'emballement commercial", "le symbole c'est l'éviction de Trump de Facebook et Twitter, mais ça avait commencé pendant la pandémie", "les plateformes se rendent compte qu'elles peuvent volontairement dégrader la valeur de certaines informations", "et que la modulation des recommandations est sans conséquence pour elles : l'audience de Zuckerberg devant le Sénat américain, le rôle joué par Facebook dans les massacres de Rohingyas[1], la poussée des contenus de Trump..."

Ksenia Ermoshina (chercheuse au Centre Internet et Société) : "Mastodon m'intéressait déjà en 2018, lorsque Trump a fait passer la loi contre la publicitié des travailleur.euses du sexe", "ce concept de safer space nous [Musiani et elle] a intrigué"
et on revient au motto de Mike Masnick, "protocols, not platforms""
"ça renvoie à cette idée de frontière public/privé", "dans le cas e Mastodon, on dirait qu'on revient vers les espaces privés, volontaires, avec les serveurs qui refusent de fédérer avec Meta"
"mais je ne vais pas idéaliser, il y a un dilemme de visibilité : comment on fait amplifier un message quand on est sur une petite instance ?"

question : "qu'en est-il de la propagation des informations avec tous ces éléments-là ?"
Guillaud : "pour moi c'est lié à ces différents phénomènes : aujourd'hui avec ces formes d'amplification algorithmique, on voit bien qu'il y a ces petits moments de reflux, comme l'expliquait Ksenia", "la fatigue informationnelle"
Cardon : "les RS sont d'abord nés pour des petits espaces de sociabilité pour des groupes de gens qui se connaissent dans la vraie vie : dans ces espaces, l'information n'est pas immédiatement naturelle", "les médias se plaignent de ne pas être assez présents sur Facebook, mais Facebook n'est pas fait pour diffuser de l'information, il n'a pas été conçu pour ça"

question : "j'aimerais vous entendre sur l'identité virtuelle et réelle", "en quoi cet échange numérique serait-il plus propice ou non à des relations plus agressives ou plus polarisantes ?", "est-ce que c'est la structure qui encourage ce rapport à l'autre sur la base de l'agressivité, ou est-ce que ça tient plus sur l'aspect virtuel et la fin du face-à-face ?"
Ermoshina : exemple de Gab, "les gens restaient entre eux et partageaient la même opinion, i y a eu un attentat réel avec de vraies personnes mortes, on ne peut pas dire que c'est la faute de Gab mais il y a un réel risque de radicalisation", "or c'est l'inverse de ce qu'ActivityPub est censé faire"

question : "dans la nouvelle ère qu'on est en train de vivre, on va chercher la similarité plus loin que cela, ce qui fait venir des phénomènes comme les familiers étrangers et autres"
Guillaud : "un des enjeux c'était aussi d'aller vers des thématiques sur lesquelles on se retrouvait, pas vers des gens qu'on avait envie de rencontrer"

“Est-ce que tu penses qu'on peut dire ça ? L'élaboration de pratiques modératrices dans l'utilisation des réseaux sociaux” (Meunier)

"Comment faire avec la parole problématique en ligne ?" (Meunier, Crosset et Ricci 2024)

Axel Meunier (designer de recherche au médialab) : "vous avez tous entendu l'annonce récente de Mark Zuckerberg, qui dit en substance : on va moins modérer"
"quand on aborde les choses de cette manière-là, il me semble qu'on écrase beaucoup de choses qui se passent de manière plus fine", "je me suis intéressé dans ma recherche à comment les gens reçoivent ces contenus problématiques"
"on a demandé à 2 ou 3 personnes de réagir à des contenus possiblement ambigus et signalés, comme cette phrase de Mona Chollet sur Twitter, "Que faut-il faire pour que les hommes arrêtent de violer ?", et on leur a demandé d'en discuter"
"dans le cadre d'une participation ordinaire, que font déjà les gens ?"
"on a défini 5 idéaux-types, 5 styles : seul 1 consiste à l'application des guidelines", "mais il y a aussi le style de la diplomatie", "le style 3 comme levier politique", etc.
"vous allez me dire, ça n'a rien à voir l'un avec l'autre, je mélange tout", "mais ce qui me semble la richesse de cette représentation en cartographie, c'est que chacun d'entre nous est amené à manier ces aspects"
"ça m'évoque aussi les situationnistes qui m'intéressent beaucoup"

Table ronde “Quels réseaux sociaux aurons-nous ? Quels réseaux sociaux voulons-nous ?”

Xavier de La Porte (journaliste) : "on va poser la question épineuse de la régulation", "comme la spécialiste c'est Anne, je vais lui laisser ouvrir cette table ronde"

Anne Bellon (chercheuse en sciences politique) : "on assiste à une inflation des textes régulatoires qui remet un peu en cause la gouvernance d'Internet telle qu'on la connaissait", "et qui reposait sur la responsabilité des intermédiaires techniques, une catégorie très large qui regroupait aussi bien les opérateurs que les plateformes"
"ça ne concerne pas que l'Europe, mais aussi l'Inde, l'Amérique du Sud, et aussi les tats-Unis qui ont une pente beaucoup moins dérégulatoire qu'on ne le croit"
"ça commence en Europe avec le RGPD, le DSA et le DMA, et l'AI Act", "on a une base légale qui permet de réorienter les RS, et ces règlements ont été aussi pensés pour ça"
"quand on étudie la régulation en tant que sociologue, on s'intéresse aux lois et aussi à leur mise en œuvre, et c'est souvent là que le bât blesse", "en ce moment-même à la Commission on soumet TikTok et X à une enquête, mais pas les autres qui sont encore dans ce qu'on appelle le dialogue régulatoire"
"la capacité régulatoire des agences dépend de plusieurs choses, notamment la volonté politique, les ressources humaines et techniques, et l'accès à certaines informations, avec tout un tas de signaux qui font aujourd'hui que les plateformes coopèrent beaucoup moins"

Rayna Stamboliyska (enseignante à Sciences Po et spécialiste des enjeux du numérique et des affaires européennes) : "pour moi le sujet se résume en deux phrases : la tech est politique, ce n'est pas un jugement mais une observation ; et on se retrouve à discuter de l'intermédiation technologique de nos liens sociaux, et comment cette intermédiation est influencée ou pas par la gouvernance au sens large"
"pourquoi je dis gouvernance ? parce que si on peut parler pendant de longues heures de DSA et de DMA, on a aussi la notion de modération[2]", "et ce qu'on a vu, c'est qu'avec les changements qui se cristallisent avec Trump 2.0 mais qui n'apparaissent pas de nulle part, on a une collusion entre la "liberté d'expression" et je mets beaucoup de guillemets, et l'économie qui s'est construite autour de tout cela", "la liberté du 1er amendement ce n'est pas tout dire des saloperies et des énormités sur X, excuse my French"
"on a oublié que la modération a toujours existé, ce qu'on voit aujourd'hui c'est une fragmentation et une insulation des règles, comme si on était à la cantine", "or la loi, ce n'est pas une option, les livres qu'on a pas lu se vengent à leur façon, regardez le Code pénal et Pavel Durov[3]"
"la grande migration sur Bluesky, je ne sais pas si vous vous en souvenez, j'ai distribué 300 codes en DM sur Twitter", "l'équipe de Bluesky préférait se concentrer sur le volet technologique, la question était : est-ce qu'ils vont continuer à prioriser un outil technologique ou mettre l'accent sur un outil de communauté ?", "il se trouve qu'ils essaient de faire les deux, donc c'est intéressant comme expérimentation"
"ça ne sert à rien de faire un mille-feuilles de lois si on n'a pas les outils technologiques pour les faire appliquer, on l'a vu avec le RGPD"

Tariq Krim (ancien vice président du conseil national du numérique) : "moi j'ai connu l'âge du Minitel, l'ASV : âge, sexe, ville"
"une chose importante qu'on a oublié de réguler, c'est la stabilité émotionnelle"
"moi en tant qu'entrepreneur j'ai voulu défendre le slow web, c'est à dire 4 choses : la transparence, ce qui se passe quand on like quelque chose ; ne pas utiliser des designs de manipulation ; la privacy, maintenant quand on allume un téléphone on a des sondes qui analysent tout by design ; le droit de partir, car quand on ferme un compte on ne sait même pas s'il est réellement fermé, je connais les gens qui font ces boîtes"
"l'équipe du growth, leur métier, c'est de faire le truc le plus addictif, qui grandit le plus vite", "et vous avez une 2e équipe, celle de la monétisation", "et enfin vous avez la trust and safety", "tant que vous ne changez pas ces modèles ça ne peut pas marcher"
"autrefois avec les flux RSS c'était la personne qui était importante, aujourd'hui c'est la connexion, c'est le clout"

Renaud Chaput (Mastodon) : "on n'essaie pas de construire quelque chose de nouveau, on essaie de revenir à ce que c'était avant l'internet commercial"
"début janvier, Eugen (Rochko) a voulu rendre la main à la communauté, sur un modèle comme Wikipédia", "à ce que je sache c'est le seul fondateur de réseau social à avoir fait cela"
"si vous regardez les derniers réseaux sociaux, ils veulent que vous restez dans l'app, ils veulent être des super-apps"
"oui c'est compliqué à plein de niveaux, surtout financièrement, le budget annuel de Mastodon c'est moins que le salaire d'un seul ingénieur de la big tech", "pas une seule semaine ne se passe sans qu'on se dise que ce serait beaucoup plus simple si on était un réseau centralisé", "mais on pense que c'est faisable, on sait que c'est faisable : notre meilleur VRP c'est Elon Musk"
"on ne peut plus dire le mot "sexe" sur les réseaux sociaux sans se faire bannir automatiquement"
"pour moi, un des grands échecs de la politique, c'est d'avoir laissé la tech sans laréguler, pour moi le DSA et le DMA c'est une bonne chose"

Stamboliyska : "l'interopérabilité, c'est garder le lien social, typiquement le DMA impose ce genre d'interopérabilité à certains opérateurs"
"depuis qu'on a remplacé les gens qui parlent aux gens par les marques qui parlent aux consommateurs, bien sûr que les gens ont fui"
"la question, c'est comment on fait ensemble société numérique, et quels moyens technologiques on peut avoir pour ça"

Bellon : "quand on se pose la question de l'avenir, il faut aussi se poser la question du couplage entre modèle économique et modèle politique"
Krim : "pour moi les RS c'est une période, comme les BBS, comme le Minitel, et on passera à autre chose"

Stamboliyska : "aujourd'hui avec les agents IA, on inverse le software as a service et on attend le service as a software", "là-dessus le législateur a déjà anticipé les garde-fous, car il ne régule pas une technologie donnée, il régule les usages"
"celui qui va perdre c'est l'humain, car aujourd'hui on ne va plus se séparer de sa petite amie en face à face, on va lui envoyer un email co-rédigé avec Claude, c'est malheureux mais c'est déjà ça"
Bellon : "je ne suis pas tout à fait d'accord, on peut aussi faire le pari que comme après le confinement, les gens aient quand même envie de se voir"
Chaput : "si vos relations se résument à discuter avec des IA, soyez sûr qu'elles vous influenceront vers quelque chose, elles deviendront des armes bien pires que les RS à l'heure actuelle", "j'ai encore entendu la secrétaire d'État en France dire : il faut faire de l'IA, de l'IA, de l'IA, les réseaux sociaux on s'en fout"

[Katharina Zügel (spécialiste de la participation citoyenne, gouvernement ouvert, liberté des médias et démocratie) a été remplacée par Chaput]

Conclusion

Sylvain Parasie[4] (directeur du médialab) : "la recherche de sciences sociales sur les RS est devenue plus complexe, avec la restriction aux accès API, qui force à une inventivité"
Alexandre : "une figure du weird sex à San Francisco m'a dit qu'elle avait renoncé à tous les réseaux sociaux, sauf Craigslist, qu'elle utilisait pour draguer en donnant des rendez-vous à des inconnus dans le transports en commun, j'ai trouvé ça merveilleux voilà"